Roméo n'aime plus Giulietta?

Une fois n'est pas coutume, je mets quelques instants le marketing de côté pour vous parler de Roméo et Juliette. Car c'est avec quelques jours de retard (pour cause de retouches photos...) qu'Alfa Roméo dévoile sa Giulietta au public. Une voiture réussie, dans la droite lignée de la MiTo. Celle qui devait s'appeler Milano (et qui s'appelle finalement Giulietta histoire de ne pas remuer le couteau dans la plaie de la fermeture de la mythique usine Alfa) débarquera sur nos routes au printemps, après avoir fait ses premiers pas au Salon de Genève.

Si j'ai choisi de vous parler d'elle aujourd'hui, c'est parce que de nombreuses rumeurs courent sur Alfa Roméo en ce moment. Roméo, alias Sergio Marchionne, voudrait la peau de la marque au Biscione. Il en a d'ailleurs commandé un vaste audit dont les conclusions seront rendues en janvier. Réalité ou campagne pour faire monter le buzz autour de Juliette? Difficile de répondre. Toutefois, on sait que cette nouvelle venue dans le segment des compactes premium aura fort à faire face à une concurrence de plus en plus affûtée. Et les résultats commerciaux d'Alfa Roméo dépendent pour le moment en grande partie de la petite soeur MiTo. Autant dire que le succès de cette Giulietta est indispensable.

Toutefois, en se balladant sur les blogs italiens, certains y voient une manipulation de la part du constructeur. On sait que malgré tout leur patriotisme, les italiens se sont peu à peu détournés d'Alfa, dont la part de marché ne cesse de diminuer sur son marché domestique. A l'heure où l'avenir de Saab est incertain, et quelques années après la disparition de Rover et MG, on peut se demander si tout ça n'est pas qu'une bonne stratégie de communication destinée à "mobiliser" les passionnés d'Alfa (et ils sont nombreux en Italie), histoire d'assurer un joli démarrage commercial à cette compacte qui arrive avec près de deux ans de retard sur son calendrier de lancement initial!

Alors que le rachat de Chrysler est scellé depuis quelques mois, on voit mal en effet le groupe FIAT laisser dépérir des marques chargées d'histoire comme Alfa Roméo ou Lancia. Cela provoquerait un tolé général en Europe et particulièrement en Italie, qui se répercuterait forcément sur l'image de la maison mère. Car FIAT n'a jamais vraiment donné les moyens à ces deux marques de se relancer... et avait promis que le rachat de Chrysler serait justement une opportunité, notamment pour Alfa, qui est censé (un jour...) faire son retour aux USA.

Bref, nous en saurons plus en janvier. D'ici là, on attend avec impatience que la "vraie" stratégie de communication autour de la Giulietta soit lancée. Une stratégie qui passera forcément par le net, à la manière de la MiTo, dont les internautes avaient choisi le nom et dont le blog est un des blogs communautaires les plus visités en Italie!

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